Piolets d'Or - 2012 - Robert Paragot
Édition 2025 des Piolets d’Or à San Martino di Castrozza, dans le Trentin (Dolomites, Italie), du 9 au 12 décembre !

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Ascensions lauréates 2025 & Mention spéciale

Le jury international des Piolets d'Or a choisi de décerner trois prix et une mention spéciale. Il s'agit, sans ordre particulier, des ascensions suivantes :

Mention spéciale pour la promotion de l’…

Cette mention spéciale vise spécifiquement à promouvoir l'alpinisme féminin et récompense une ascension remarquable réalisée par une équipe entièrement féminine au cours de l'année précédente, ou une alpiniste pour plusieurs...

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Yashkuk Sar (6 667m)

©Dane Steadman/AAJ Première ascension du Yashkuk Sar, Batura Muztagh, par le pilier nord - Tiger Lily Buttress (2 000 m, AI5+ M6 A0), du 19 au 23 septembre. Traversée de la...

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Gasherbrum III (7 952m)

©Jacek Wiltosinski/AAJ Première ascension de l'arête ouest du Gasherbrum III, Baltoro Muztagh, par Edge of Entropy (près de 3 000 m entre le camp de base et le sommet), du 31...

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Kaqur Kangri (6 859m, 6 850m sur la cart…

©Spencer Gray/AAJ Première ascension de l'arête sud-ouest (1 670 m, 5.10 A0 M7 WI5) du Kaqur Kangri (alias Kanti Himal), Kanti Himal, du 15 au 21 octobre. Traversée de la montagne et...

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À propos de notre hôte - San Martino di …

www.sanmartino.com@visitsanmartino   « Si vous ne connaissez pas San Martino di Castrozza, vous ne connaissez pas les Dolomites » déclara le voyageur et alpiniste Gunther Langes Talentueux grimpeur dans le Pale di San...

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2024 - Significant first ascents

This is a representative list of significant, innovative ascents from most mountain regions of the World. Whilst not every climb listed here would be considered eligible for a Piolet d'Or...

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Jury technique international 2025

Ethan Berman États-Unis - 34 ans Figure incontournable de l’alpinisme américain contemporain, Ethan a reçu une reconnaissance internationale en 2021 en obtenant un Piolet d’Or pour une ouverture sur la célèbre Emperor...

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Portraits & Tributes

Hommage à Hiraide et Nakajima

©Magorzata Telega “Pour moi, grimper consiste à tracer mon propre chemin, et non à suivre la voie de quelqu'un d'autre.”Kazuya Hiraide La face ouest du K2 (8 611 m) fait partie de...

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Hommage à Sergey Nilov et Dmitry Golovch…

Cet été 2024 restera parmi les plus cruels pour la communauté alpine. Alors que nous apprenions la disparition de la célèbre cordée japonaise constituée par Kazuya Hiraide et Kenro Nakajima...

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Hommage à Archil Badriashvili

©Piotr Drożdż Le Géorgien Archil Badriashvili a disparu le 10 août 2024 à l’âge de 34 ans. Il se trouvait avec des compagnons sur le Shkhelda (4 388 m), non loin...

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Tribute to François Labande

"Mountaineering is a way of life, a philosophy of life, even if I've always refused to consider that in the mountains I was on an island away from society."  The mountaineer Born...

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Robert Paragot a promené sa célèbre fine moustache et son esprit d’alpinisme amateur sur les sommets du monde. Rien ne semblait le prédestiner à l’alpinisme souvent novateur qu’il a pratiqué. L’Ile-de-France est encore une campagne lorsque Robert y passe son enfance, mais c’est à Paris, où il travaille comme réparateur de machines à écrire, qu’il découvre l’escalade. Au lendemain de la guerre, avec les frères Lesueur, Edmond Denis, jeunes ouvriers comme lui, qui deviendront tous de grands alpinistes, il fréquente les rochers de Fontainebleau, grâce à un camion à gaz de la régie Renault. Ils écument les rochers de ce laboratoire de la grimpe, dans une ambiance potache qui ne les empêche pas d’accumuler les performances…

En 1950, les « Bleausards » débarquent à Chamonix. De courtes vacances au cours desquelles ils font leurs premières armes. Les jeunes parisiens ne doutent de rien et regagnent leur atelier avec la face Nord des Drus en poche…

En 1952, Robert escalade l’éperon Walker, avec les Lesueur et Edmond Denis. De leur bivouac, ils voient des lumières au sommet des Drus. D’autres parisiens bivouaquent là-haut, ils viennent de réussir la première de la face Ouest. Parmi eux, Lucien Bérardini, qui deviendra son inséparable compagnon de cordée. En 1953, ils font ensemble la troisième de la face est du Grand Capucin, ouverte deux ans auparavant par Walter Bonatti. Cette année-là, Robert ouvre la Joker, une voie extraordinaire à Fontainebleau. Elle est cotée aujourd’hui 7a…

Forts de leurs succès alpins, les jeunes parisiens partent pour la face Sud de l’Aconcagua. Le plus haut sommet des Amériques cote à l’époque 7035 m (il est estimé à 6962 m aujourd’hui). Surtout, la paroi est haute de 3000 mètres, et présente des difficultés jamais abordées à une telle altitude et sur une paroi d’une telle ampleur. Ils équipent le premier tiers de la paroi et réalisent qu’à ce rythme, ils n’arriveront jamais au sommet. Malgré les difficultés qui s’annoncent, ils décident de partir du camp 2, situé à 5000 mètres, et de tenter directement le sommet. On ne parle pas encore de « style alpin », mais c’est bien de cela dont il s’agit. 2000 mètres d’escalade difficile, entre 5000 et 7000 m, cela n’a jamais été tenté à cette époque, et cela ne le sera plus avant des années… Le prix du succès est lourd : Adrien Dagory, Pierre Lesueur, Guy Poulet, Lucien Bérardini, Edmond Denis subissent de cruelles amputations, conséquences de graves gelures.

Paragot au Capucin
Au retour, la cordée Paragot-Bérardini se reforme, et signe dès l’été 1955 une belle première à la face Nord du Grand Capucin. Robert s’est occupé attentivement de son compagnon, jusqu’au moment symbolique où il passe le matériel à « Lulu » et lui intime de prendre la direction de la cordée.

Pour Robert, l’élan est donné. En 1956, il participe à une expédition novatrice : avec Guido Magnone, André Contamine et Paul Keller, ils partent pour la spectaculaire tour de Mustagh, 7273 m, au Karakoram. L’idée est de tenter à quatre un sommet élevé et technique. Peu importe qu’une forte expédition britannique les "grille" de quelques jours au sommet. Deux belles premières sont réussies dans un style qui annonce l’avenir. Et l’expédition française, solidaire de l’équipe concurrente, s’occupe de l’évacuation de John Hartog, atteint de gelures.

Le Jannu, à 7710 m, demandera plus de moyens. La première tentative, en 1959, échoue non loin du sommet. Robert est de la cordée de pointe, il sera le premier au sommet en 1962. Là encore, il participe à une réalisation novatrice, du fait de la complexité du sommet.

C’est encore un gros morceau auquel s’attaque Robert en 1966, cette fois comme chef d’expédition (ce qui ne l’empêche pas d’aller au sommet). La face Nord du Huascaran (6768 m) est immense, verticale, et surtout rocheuse. Rares sont les itinéraires de ce type gravis à cette époque.

En 1971, Robert dirige sa plus grosse entreprise : le pilier Ouest du Makalu, 8463 m. Le début des années 70 est consacré aux grands itinéraires techniques sur les 8000. Le pilier est sans doute l’un des plus beaux : on l’a surnommé « la Walker de l’Himalaya ». Yannick Seigneur et Bernard Mellet en atteignent le sommet.

Chef d’expéditions nationales, président du Groupe de haute montagne (GHM), Robert, qui continue à grimper avec ses amis, Lucien Bérardini ou Pierre Lesueur, assumera en plus la présidence de la Fédération française de la montagne (FFME). Son charisme, celui de ses amis les rapprochent des jeunes grimpeurs. Au-delà d’un palmarès souvent innovant, Robert a le don de l’amitié et l’amour de l’alpinisme. De nombreux jeunes Français ont choisi la face sud de l’Aconcagua pour faire leurs premiers pas en expédition. Ce n’est pas seulement parce qu’il est plus facile de se rendre dans les Andes que dans l’Himalaya. La proximité de ces grands anciens y est pour beaucoup. Ils ont su tisser avec les générations suivantes des liens profonds, affectueux, des liens qui font la culture et la force de l’alpinisme.

Claude Gardien

Pourquoi les Piolets d'Or ?

Les Piolets d’Or ont pour objectif de célébrer l’alpinisme de haut niveau, sur le plan technique, mais aussi celui de l’esprit. Ils réunissent les acteurs des plus remarquables ascensions de l’année précédente, réalisées sur les montagnes du monde. Ils entendent faire partager l’alpinisme au plus large public et valoriser pour cela des aventures réalisées dans un milieu naturel fascinant, où les alpinistes cherchent un accomplissement fondé sur une éthique sportive, le respect du milieu naturel et celui des cultures locales, conformément aux principes énoncés dans la Charte des Piolets d’Or..

L'Esprit de l'alpinisme moderne

Plus que la reconnaissance d'une performance, les Piolets d'Or célèbrent un engagement, un esprit, des valeurs. L’esprit des Piolets d’Or puise son inspiration dans l'histoire de l’alpinisme, l'authenticité de l’esprit de cordée.Le style doit primer sur la réussite de l'objectif. Il ne s’agit plus de parvenir au sommet à tout prix, en employant des artifices financiers, techniques (oxygène, cordes fixes, porteurs d’altitude, produits "dopants", etc.) ou des moyens humains importants (porteurs d’altitude, sherpas). Les Piolets d’Or valorisent l’imagination dans la recherche d’itinéraires innovants, l’économie maximale de moyens, la mise à profit de l’expérience, le respect des hommes et de la nature. Ils s'attachent à faire de l'alpinisme une richesse partagée et valorisée au niveau mondial, capable de rassembler autour de valeurs morales et de comportements exemplaires, le meilleur des ambitions humaines.

 

 

Les Piolets d'Or

 

Le Piolet d'Or Carrière - Trophée Walter Bonatti

En 2009, le premier Piolet d’Or Carrière était attribué à Walter Bonatti. Son alpinisme reflétait parfaitement l’esprit que les Piolets d’Or s’attachent à promouvoir. Walter en est devenu un peu le parrain pour la lignée de ceux qui recevront cette distinction. En hommage à celui qui a légué à ce prix un peu de son esprit, celui-ci s’appellera désormais : Piolet d’Or Carrière, "Trophée Walter Bonatti".

Depuis 2009, date de la création des Piolets d’Or, un hommage est rendu chaque année à un alpiniste pour l'ensemble de sa carrière. Le Comité d’organisation des Piolets d’Or propose un alpiniste qui, part son engagement et son éthique, aura marqué son époque.
Les Piolet d'Or Carrière :
2009 : Walter BONATTI
2010 : Reinhold MESSNER
2011 : Doug SCOTT
2012 : Robert PARAGOT
2013 : Kurt DIEMBERGER
2014 : John ROSKELLEY
2015 : Chris BONINGTON
2016 : Wojciech KURTYKA
2017 : Jeff LOWEA
2018 : Andrej ŠTREMFELJA
2019 : krzysztof WIELICKI
2021 : Catherine DESTIVELLE
2021 : Yasushi YAMANOI
2022 : Silvo KARO
2023 : George LOWE
2024 : Jordi COROMINAS

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Organisateurs 2025

 

Les Piolets d’Or auront lieu à San Martino di Castrozza, grâce au soutien de Trentino Marketing, de la Municipalité de Primiero San Martino di Castrozza, de la Communauté de Primiero, de la FPB Cassa di Fassa Primiero e Belluno, du groupe ACSM, des guides de montagne « Le Aquile » de San Martino di Castrozza, des acteurs locaux du tourisme, du Trento Film Festival, et sous le patronage de la Fondation Dolomites UNESCO.